Présentation de ce Skyblog "Vampire Kisses 666"...

Présentation de ce Skyblog "Vampire Kisses 666"...
Après longue hésitation, je sors de l'ombre... pour la première fois je créée ce blog où vous y trouverez des détails sur le vampirisme, ainsi que des images et vidéos à ce sujet... Il y aura également des écrits sur le vampirisme trouvés sur de vrais traités... pour vous prouver la réelle existence des vampires... Nous existons bel et bien et je suis là pour vous le prouver...! Aussi si de vrais vampires voient ce blog : je ne suis pas là pour nous mettre au danger, bien au contraire... Tout comme un peu Lestat le Vampire, je cherche juste à ce que nous sortions un peu de l'ombre et à ce que nous nous réunissions pour créé une sorte de lien familial...entre nous car à aucun moment nous ne devons rester seul dans son coin et attendre...et nous devons évoluer pour ceux qui ne sont pas totalement encore eux-même et qui se cherchent... et se donner des conseils les uns aux autres... Ce Monde de mortels, je ne l'apprécie guère et j'aimerai me retrouver avec les miens... Une seule phrase : "Nous devons tous nous réunir !"
Par contre, contrairement à ce personnage de fiction "Lestat le Vampire", je ne dévoilerai aucun de nos secrets, alors mes très Chers Semblables & Âmes, ne vous inquiétez pas ! ;)
Vampires : Vous avez dit Vampires ?! :O
En parcourant les dires de ce blog vous saurez tout sur le Vampirisme... Et vous y trouverez des images vampiriques & vidéos de films...Ainsi que des résumés de traités prouvant que nous existons bien... ;)

# Posté le samedi 23 mai 2009 15:31

Modifié le dimanche 31 mai 2009 07:02

Vampire...

Vampire...
Vampire...
Bien que ce mot n'évoque plus aujourd'hui que des terreurs de salles obscures, ou des films d'amour à l'eau de rose, il n'en éveille pas moins l'écho de peurs ancestrales car il fut une époque, pas si lointaine, où le vampire faisait peur, réellement peur. Où la simple mention de son nom plongeait dans la terreur, non seulement le paysan inculte, mais aussi le bourgeois et même certains érudits.
Et aujourd'hui encore, il reste aux humains quelque chose de cette terreur indicible que le vampire a inspiré.
Parce que le vampire n'est pas un monstre ordinaire, il éveille en ces hommes un écho très particulier qui se répercute dans les méandres de leur imaginaire, dans l'obscur labyrinthe du subconscient.
C'est que le vampire incarne la mort hideuse qui nous guette sans relâche. C'est cette peur viscérale qui explique l'universalité du mythe des suceurs de sang de vos légendes.
Toutefois, le vampire possède deux visages : s'il est une personnification de la mort, il n'en demeure pas moins, également, une exaltation de la vie... d'une certaine forme de vie. Une vie si forte qu'elle est capable de vaincre la mort.
En effet, si le vampire n'a jamais cessé de fasciner les humains, c'est aussi que son existence implique que la mort toute puissante peut être vaincue. C'est sans doute pourquoi même des esprits éclairés ont voulu y croire. En effet, il ne faut pas s'imaginer que seuls les paysans attardés d'époques révolues croyaient aux vampires. Des esprits lucides se sont interrogés à leurs propos. Au XVIIIe siècle, lors de la grande "épidémie" vampirique d'Europe centrale, c'est un docte bénédictin, infatigable érudit et philosophe, Dom Augustin Calmet, qui consigna les faits vampiriques, dans son Traité des apparitions.
Bien qu'il reconnût que l'imagination et la superstition expliquaient certaines prétendues manifestations de vampires, il n'en demeure pas moins qu'il était fort tenté de croire lui-même à l'existence des vampires, sans aucun doute pour la raison que nous avons évoqué plus haut. En effet, il ne remet pas tant en cause la possibilité de leur existence, que le fait qu'ils puissent revenir à la vie. C'est en homme raisonnable et logique, mais désireux de croire qu'il écrit ainsi :
"Je dirai toujours que le retour des vampires est insoutenable et impraticable... La principale difficulté qui m'arrête, c'est de savoir comment ils sortent de leurs tombeaux, comment ils y rentrent sans qu'il paraisse qu'ils ont remué la terre, et qu'ils l'ont remise dans son premier état ; comment ils paraissent revêtus de leurs habits, qu'ils vont, qu'ils viennent, qu'ils mangent. Si cela est, pourquoi retourner dans leurs tombeaux ? Que ne demeurent-ils pas parmi les vivants ? Pourquoi sucer le sang de leurs parents ? Pourquoi infester et fatiguer les personnes, qui doivent leur être chères, et qui ne les ont pas offensés ? Si tout cela n'est qu'imagination de la part de ceux qui sont molestés, d'où vient que ces vampires se trouvent dans leurs tombeaux sans corruption, pleins de sang, souples et maniables ; qu'on leur trouve les pieds crottés le lendemain du jour qu'ils ont couru et effrayé les gens du voisinage, et qu'on ne remarque rien de pareil dans les autres cadavres enterrés dans le même temps dans le même cimetière ? D'où vient qu'ils ne reviennent plus, et n'infestent plus, quand on les a brûlés ou empalés ?
Sera-ce encore l'imagination des vivants et leurs préjugés, qui les rassureront après ces exécutions faites ? D'où vient que ces scènes se renouvellent si souvent dans ces pays, qu'on ne revient point de ces préjugés, et que l'expérience journalière, au lieu de les détruire, ne fait que les augmenter et les fortifier ?"

Force est de reconnaître que, de nos jours, ces saigneurs de la nuit règnent toujours en maîtres dans les contrées brumeuses de votre imaginaire.
On n'a sans doute jamais autant parlé des vampires qu'à notre époque où les gens n'y croient plus guère...
Les vampires sont partout : sur le grand écran de vos salles obscures et sur le petit de votre salon, sur la couverture des livres et des magazine, dans les pages colorées des bandes dessinées. Ils errent dans les romans d'horreur, et dans les paysages virtuels des jeux vidéo, posent pour le peintre et le photographe. On leur consacre des études, des livres et des revues.
Mais, le revenant suceur de sang que la culture populaire moderne nous présente avec tant de complaisance est-il vraiment le vampire qui terrorisait les populations rurales il n'y a pas si longtemps encore ?
A la vérité, non. Ce vampire-là n'en est qu'une parodie.
QUi peut encore frémir aux exploits macabres d'un Dracula de pellicule ? Qui pourrait être terrifié par un vampire gominé et maniéré, ou un vampire aux allures d'adolescent rebelle, comme nous en présentent le cinéma et la littérature depuis des décennies ?
Ce vampire-là, souvent vulgaire caricature, image d'Epinal romantique et niaise, ne fait plus peur à personne. Il est d'ailleurs curieux de constater que si le cinéma a su restituer la dimension horrifique du mythe du mort-vivant, plus précisément du zombie, il a totalement échoué en ce qui concerne le vampire. Les réalisateurs ont privilégié une approche romanesque qui confine souvent plus au ridicule qu'à autre chose.
Pourtant, il fut un temps où la simple évocation des vampires engendrait une terreur sourde et indicible. Il fut une époque où les hommes craignait les horreurs qui se glissent dans la nuit, "ceux qui chuchotent dans les ténèbres".
Le goût de la peur est pourtant toujours là, bien présent en chacun des hommes : vos films d'horreur sont pleins de cette insatiable soif de l'être humain pour la terreur.
Est-ce pour échapper à la mornitude du quotidien, à l'ennui d'un monde où toute magie semble avoir disparue ?
Est-ce parce que la peur nous donne davantage l'impression d'êtres vivants ? ... Même si cette peur n'est qu'artificielle. Serait-ce que cette peur factice vous permette d'échapper à la vraie ?
Est-ce une perversion de l'âme humaine, qui vous pousse sans cesse à rechercher le frisson de l'horreur, à étaler au grand jour vos fantasmes les plus morbides, vos pulsions les plus terrifiantes ? N'oubliez pas que si l'être humain possède, ancré en lui, un besoin intense d'imaginaire, cet imaginaire peut aussi bien être merveilleux que terrifiant.
Ne serait-ce pas, au contraire, pour conjurer cette part obscure de votre être ? Car il y a un monstre tapi en chacun de vous. Tant que vous gardez solidement fermée la porte de sa cellule, tout va bien ; sinon...
Le vampire est une incarnation de ce "monstre" , comme il est la matérialisation de vos doutes, de vos craintes et de vos interrogations face à la vie, à la mort, à votre place dans l'Univers, au sens même de la vie et de la mort.
Car, bien sûr, c'est la peur de la mort qui se dissimule dans l'ombre du vampire. Toute la thématique du vampire tourne autour de cet état particulier, qui vous trouble, vous inquiète, vous terrifie. La mort hideuse et dévorante rôde à chaque détour du chemin : c'est autour de cette idée maîtresse, et celle de la croyance en une vie posthume, que s'articule le mythe du vampire.
La croyance ou non à l'existence des vampires apparaît d'ailleurs comme secondaire, car le sujet transcende cette croyance. C'est que le mythe du vampire - infiniment plus complexe qu'il y paraît de prime abord - pose des questions fondamentales sur l'existence, nous renvoie l'écho de vos doutes intérieurs les plus profonds.
N'êtes-vous faits que de vulgaire matière périssable ? Votre existence a-t-elle un sens, ou votre vie se résume-t-elle, aux yeux de la Nature, à procréer pour ensuite disparaïtre ? La mort est-elle une fin ?
Voilà sans doute ce qui fascine le plus avec le vampire : il a vaincu la mort. Plus il a vaincu le temps, il s'est soustrait à son impitoyable loi. Comme il a vaincu la mort, il a aussi vaincu la vieillesse, et cet aspect n'est en rien négligeable, bien au contraire. Certes, ce n'est pas l'éternelle jeunesse, ce n'est pas la fontaine de jouvence, mais l'horrible décompte du temps ravageur a été stoppé.
Pourtant, cette victoire est perçue comme une violation des lois naturelles, aussi y a t-il un prix à payer : la survivance post mortem du vampire n'a rien d'un Eden idyllique ; il est voué aux ténèbres, à la solitude, à un être un paria, il ne peut survivre qu'en prenant la vie d'autrui ; pire, ses propres parents, ses propres amis, tous ceux qu'il aimait de son vivant ne sont plus rien pour lui que des proies, de la vulgaire nourriture. Il a vaincu la mort, mais il doit payer le prix fort : abandonner ce qu'il était, ce qui faisait sa vie, renoncer à sa condition d'être humain pour devenir un monstre. L'existence des vampires est ainsi perçue comme anti-naturelle ; elle rebute l'esprit, non pas vraiment pour des raisons "physiques", mais à cause de ses implications philosophiques. L'existence des vampires implique, certes, que l'on peut vaincre la mort, mais aussi que pour cela il faut accepter de devenir un monstre des plus abjects. Ceci explique la fascination qu'exercent les vampires sur l'imaginaire humain, car; bien que le prix à payer soit très élevé, la tentation de la vie éternelle a également un poids très lourd. Cela explique peut-être aussi que l'on ait cherché à adoucir l'image du vampire, à en gommer les aspects les plus dérangeants. C'est pourquoi le vampire cinématographique et littéraire est, le plus souvent, présenté comme un héros romantique, au charme ténébreux, auréolé de mystère... dont les "exploits" sanglants relèvent presque de la banalité. Après tout, il ne fait que se nourrir. Sa puissance fascine, on le présente comme une sorte d'Homo Supérior, qui ne fait que prélever un faible tribut sur le troupeau de l'humanité inférieure. Il est toujours un monstre, mais sa grandeur fait oublier qu'il est un prédateur implacable, dénué de tout sentiment humain. La vision moderne du vampire est, en effet, très différente de celle de son modèle mythologique : on est passé d'une bête sanguinaire, un monstre parmi les monstres, à un être supérieur au charme trouble, certes vénéneux, mais infiniment séduisant (on a vu le même genre d'évolution avec les sirènes qui, de monstres dévoreurs au charme vénéneux dans l'Antiquité, ont fini par devenir, au XIXe siècle, de douces héroïnes romantiques ; ou avec les Fées, qui sont passées du statut d'esprits redoutables à celui de gravures de mode un peu niaises). L'explication tient aussi à l'évolution des sociétés humaines car, à mesure que l'être humain se sentait de plus en plus en sécurité dans son environnement, ses croyances ont suivi la même évolution : elles se sont adoucies, se sont davantage structurées, hiérarchisées.

Autrefois, les vampires étaient amalgamés à un fond mythologique imprécis, dans lequel toutes les entités fantastiques étaient de proches cousines ; il n'y avait pas alors de différence fondamentale entre les vampires, les loups-garous, les striges, les goules, etc. La seule différence tenait à la forme, qui différait selon les croyances locales. Par exemple, alors que la croyance aux vampires s'est surtout développée en Europe Centrale et de l'Est, ce sont plutôt les loups-garous qui tenaient la vedette en Europe de l'Ouest. Mais les loups-garous eux-mêmes ont pris la place d'entités plus anciennes et plus indistinctes : esprits maléfiques, revenants, démons... auxquels s'ajoutait l'idée sous-jacente de magie, de puissance surnaturelle (les loups-garous, comme les vampires roumains, sont fréquemment des sorciers métamorphosés).
Dans les procès de sorcellerie, il n'est quasiment pas fait mention de loups-garous avant le XVIe siècle (à (inverse, en Angleterre, on ne parle pratiquement plus de vampires après le XIIIe siècle, après une forte "épidémie" où il fallait les brûler "par grappes entières" pour s'en débarrasser). Ce n'est que vers cette époque que l'entité "loups-garous" s'est véritablement formée, a pris une identité propre ; il en va d'ailleurs de même des vampires, le mythe tel qu'on le conçoit aujourd'hui ne s'est formé qu'à partir des XVIIe - XVIIIe siècle environ. Auparavant, diverses entités coexistaient, lesquelles allaient, en s'amalgamant, former peu à peu le vampire (étymologie). Car le thème n'a rien de moderne. Dès l'Antiquité, on évoque des esprits ou des revenants qui s'abreuvent du sang des vivants. Dans son Historia rerum anglicarum (1196), l'historien Anglais Guillaume de Newburgh parle d'un revenant qui s'attaque aux siens en suçant leur sang. L'entité "vampire" reste cependant encore vague.
Il faut attendre 1694 pour qu'un article du Mercure galant brosse le portrait d'un vampire déjà bien structuré :
"Ils (les vampires) paraissent depuis midi jusqu'à minuit et viennent sucer le sang des hommes ou des animaux vivants en si grand nombre et en si grande abondance, que quelquefois il leur en sort par la bouche, par le nez et principalement par les oreilles ; et quelquefois le cadavre nage dans son sang répandu dans son cercueil. On dit que le vampire a une espèce de faim, qui lui fait manger le linge qu'il trouve autour de lui... Il va la nuit embrasser violemment ses proches ou ses amis et leur causer enfin la mort. Cette persécution ne s'arrête pas à une seule personne. Elle s'étend jusqu'à la dernière personne de la famille, à moins que l'on n'interroge le revenant, n'en interrompe le cours en lui coupant la tête ou en ouvrant le coeur du revenant, et on trouve le cadavre dans son cercueil, mol, flexible, enflé et rubicond, quoiqu'il soit mort depuis longtemps. Il sort de son corps une grande quantité de sang que quelques-uns mêlent avec de la farine pour faire du pain. Et ce pain mangé à l'ordinaire les garantit de la vexation de l'esprit qui ne revient plus."
Cinquante ans plus tard, la description reste identique, l'entité a pris corps. Dom Calmet, dans son Traité sur les apparitions des esprits et sur les Vampires, ou les Revenants de Hongrie, de Moravie, etc., paru en 1746, écrit :
"Dans ce siècle, une nouvelle scène s'offre à nos yeux depuis environ soixante ans dans la Hongrie, la Moravie, la Silésie, la Pologne ; on voit dit-on, des hommes morts depuis quelques années, ou du moins depuis plusieurs mois, revenir parler, marcher, infester les villages, maltraiter les hommes et les animaux, sucer le sang de leurs proches, les rendre malades, et enfin causer leur mort ; en sorte qu'on ne peut se délivrer de leurs dangereuses visites et de leurs infestations qu'en les exhumant, les empalant, leur coupant la tête, leur arrachant le coeur, ou les brûlant. On donne à ces revenants le nom d'oupires ou vampires."
C'est le vampire nouvellement créé qui, subissant une nouvelle transformation, sous l'influence de la littérature (Bram Stocker et son Dracula, tout particulièrement), engendrera le vampire au sens moderne du terme, mélange de données mythologiques anciennes et d'apports modernes.
Le vampire s'accommode d'ailleurs fort bien de ce changement de statut, lui qui n'a cessé de se transformer au cours des siècles. Car, il faut bien comprendre que le vampire n'est pas apparu du jour au lendemain : de ses lointaines origines obscures à sa forme moderne, il a subi de multiples métamorphoses, passant d'une entité surnaturelle à une autre (souvenons-nous qu'il y a encore deux ou trois siècles, il ne se distinguait pas de son cousin le loup-garou). Il s'est adapté, a emprunté diverses caractéristiques à d'autres créatures d'outre-tombe : élémentaires, sorciers, démons, spectres, revenants de tous poils, prédateurs fantastiques... Le vampire n'a cessé de subir une transmutation permanente, il a évolué, à l'instar des créatures vivantes, pour survivre jusqu'à nos jours. Très rares sont les exemples mythologiques d'une telle faculté d'adaptation. Cette caractéristique fait aussi partie de son charme, de son pouvoir de séduction, de fascination.
Il ne faut d'ailleurs pas se leurrer : les histoires de vampires n'appartiennent pas à un passé révolu, mais sont, bien au contraire, toujours d'actualité.
Ainsi, le Mirror de Londres (n° du 9 Novembre 1967) rapportait qu'une étrange et séduisante vampiresse hantait une plage de la ville Brésilienne de Manaus, capitale de l'Etat d'Amazonas. Plusieurs personnes disaient avoir été attaquées par "une femme blonde avec des dents longues et pointues, portant une minijupe et des bas noirs". La dépêche reçue de Manaus précisait, en outre, que sur les trente policiers envoyés à la recherche de la mystérieuse vampiresse, dix-sept avaient abandonnés la chasse.
En 1972, Jean Perkowski a publié un essai intitulé "vampires, Dwarves and Witches among the Ontario Kashubs", affirmant que des vampires, des lutins et des sorcières hantaient fréquemment le village de Wilno, à une centaine de kilomètres d'Ottawa (Canada), dans les années 1860. Depuis, de nombreux touristes viennent chaque été dans la région, qui est supposée être toujours hantée... et s'en retournent déçus de n'avoir pas vu le moindre vampire.
Plus dramatiques sont les faits qui se produisent en Roumanie il y a peu de temps. En Février 2004, six habitants du village de Marotinul de Sus, en contrebas des montagnes sauvages de Transylvanie, se rendirent, de nuit, dans le cimetière, pour y déterrer le corps de Petre Toma, un vieil homme de 76 ans décédé quelques semaines plus tôt d'un cancer. Tous se sentaient étrangement affaiblis depuis quelques temps, et en imputaient la cause à Petre Toma qui, selon eux, était devenu un vampire et suçait leur sang pendant leur sommeil. Armés de marteaux et de piolets, et du courage procuré par d'amples rasades d'eau-de-vie, ils violèrent la sépulture du vieil homme. Dans ce groupe se trouvait une proche parente du septuagénaire, Mirela Marinescu ; c'est elle qui donna des détails de l'expédition. "Lorsque nous avons soulevé le couvercle du cercueil, raconta-t-elle, les bras de Petre ne reposaient plus sur sa poitrine, comme au jour de sa mort. Ils étaient étendus le long de son corps. Sa tête penchait sur le côté, et sur ses lèvres, j'ai vu des gouttes de sang séché."
Les chasseurs de vampires, décidèrent d'opter pour un moyen radical afin d'en finir avec le revenant suceur de sang : ils ouvrirent sa poitrine et arrachèrent son coeur.
"Le coeur était plein de sang frais . Quand nous l'avons arraché, le corps de Petre s'est relâché et nous l'avons entendu soupirer."
Cela fait, ils brûlèrent le coeur, récoltèrent les cendres, les mélangèrent avec de l'eau, et burent ce breuvage insolite devant les préserver de l'influence pernicieuse du vampire (le coeur du vampire, comme son sang, est réputé avoir une vertu de contrepoison).
La fille de Petre Toma porta plainte, et les chasseurs de vampire furent condamnés à six mois de prison ferme et à 550 Euros de dommages et intérêts pour violation de sépulture. Elle expliqua aux journalistes que ce genre de pratique était encore assez fréquent dans la région, où la croyance aux vampires est toujours vivace (une vingtaine de cas similaires ont été recensés dans les dernières années).
Ainsi, toujours en 2004, en Transylvannie, un certain Nicolae Mihut transperça le coeur de sa défunte mère, Anghelina, la veille des funérailles, parce qu'il la croyait devenue vampire. Il avait vu un chat bondir au-dessus du cercueil, et les lèvres et les joues de la morte lui paraissaient aussi colorées de rouge que de son vivant. Il en avertit le prêtre du village, lequel lui confirma que c'étaient bien des signes de vampirisme. Nicolae déclara à l'agence de presse roumaine Romnet : "Nos croyances ancestrales nous apprennent que lorsque l'âme d'un défunt ne quitte pas son corps, il faut la libérer en plongeant un couteau d'argent dans la poitrine ou l'estomac du mort... Quand le couteau perça le coeur de ma mère, nous entendîmes tous un long soupir s'échapper de ses lèvres, et son corps devint aussitôt rigide et pâle. C'était terrible, mais il fallait le faire. Si nous n'avions pas libéré son âme, elle serait revenue nous hanter, ou même nous tuer."
D'une façon générale, la croyance aux vampires, aux esprits maléfiques et aux démons est encore fréquente en Roumanie. Ainsi, très récemment, le père Daniel Corogeanu a été mis en examen pour "séquestration ayant entraîné la mort". Le 15 Juin 2005, dans le secret d'un monastère, ce pape, assisté de quatre nonnes, fit attacher Maricica Cornici, une jeune religieuse orthodoxe de 23 ans, à une croix, pour l'exorciser. Afin de chasser de son corps les démons, il la priva d'eau, ce qui entraîna son décès.
La croyance aux forces du Mal est toujours d'actualité, et pas seulement dans des régions perdues (rappelons qu'en France, il y a encore actuellement 120 prêtres exorcistes, un par diocèse).
Ainsi, ce n'est pas dans un village perdu au coeur d'une région reculée que se produisit la plus spectaculaire histoire de vampire de ces dernières années (et aussi la plus pittoresque), mais dans une des plus grandes capitales du monde moderne : cela eut lieu en Mars 1970, à Londres. Certes, cette histoire relève plus du burlesque qu'autre chose, mais elle montre que la croyance aux vampires est restée latente dans l'esprit humain, même dans nos sociétés modernes, et qu'il ne faut jamais gratter bien profond pour voir resurgir les anciennes croyances que l'on pensait disparues.
Les vampires ont la peau dure, et ils partagent avec les fantômes cette capacité curieuse de faire croire aisément en leur existence. Le vampire a une autre force, qui lui est propre celle-là : la peur qu'il engendre se répand comme une contagion. Dans son Voyage au Levant, Pitton de Tournefort relate qu'il assista à la fuite des populations lorsqu'il se trouvait dans l'île de Mikonos, en Janvier 1701 : on disait partout que des cadavres tournés en vampires sortaient la nuit de leur tombe. "Tout le monde avait l'imagination renversée. Les gens du meilleur esprit paraissaient frappés comme les autres ; c'était une véritable maladie du cerveau aussi dangereuse que la manie et que la rage. On voyait des familles entières abandonner leurs maisons et venir des extrêmités de la ville porter leurs grabats à la place, pour y passer la nuit. Chacun se plaignait de quelque nouvelle insulte. Ce n'étaient que gémissements à l'entrée de la nuit ; les plus sensés se retiraient à la campagne."
Nous l'avons dit, il serait faux de penser qu'une telle croyance contagieuse appartient à un assé révolu. Il n'en est rien, comme en atteste encore l'histoire suivante, risible mais significative. Elle ne s'est pas déroulée en quelque lieu reculé ni dans les siècles passés, mais en France il y a seulement une quarantaine d'années. Dans son livre Invitation au château de l'étrange, Claude Seignolle reproduit une lettre que lui communiqua Eric Losfled, éditeur de la regrettée revue de cinéma Midi-Minuit Fantastique (les fautes d'orthographe d'origine sont resectées) :
"Messieurs, je me permets de vous écrire pour une chose importante. Il y a 3 mois, mon gendre qui s'intéresse au cinéma m'avait ramené de Rennes sa collection de "Midi-Minuit Fantastique" vu que je lui avait demandé de la lecture (car faut bien dire qu'à Kernoëk on n'a point beaucoup de distractions). J'ai lu vos journaux et trouvé ça amusant, je les ai prté à des voisins, et pour finir je crois que tout le patelin les a lu. Alors il y en a qui ont été trouvé Monsieur Frémont l'instituteur qui a organisé une ciné-club à Kernoëk (un film par mois, le samedi soir=. Ils lui ont demander de passer un film d'horreur pour changer un peu. Il a accepté et on a eu il y a une semaine "Le cauchemar de Dracula". Moi, j'ai trouvé ça pas mal, mais voilà-t-y pas qu'il y a des gens dans le pays qu'ont cru que c'était vrai. Maintenant personne n'ose sortir après onze heures du soir, il y en a même qui se baladent tout le temps avec de l'ail dans leur poche et qu'ont mis des crucifix autour du cou de leurs vaches. Le curé et l'instituteur ont beau leur dire que les vampires ça n'existe pas, ils les croient pas et leur montrent les photos qui sont dans "Midi-Minuit". C'est pourquoi je vous écrit pour faire cesser cette idiotie, car au fond vous êtes un peu responsable avec vos couillonnades (Excusez-moi, mais c'est vrai). Je désirerai donc que vous l'emvoyez une lettre à en-tête "Midi-Minuit", certifiant que les vampires etc. ça n'existe pas - comme ça je pourrai l'afficher au panneau de la mairie-école et les gens seront rassuré. Je vous remercie d'avance. [...] "
Nous voulons redonner au vampire sa véritable dimension, en évoquer tous les aspects, tous les états, en révéler toute la richesse : de la mythologie à la littérature et au cinéma, en passant par l'Histoire, le symbolisme, la culture, les croyances, la bande dessinée et les représentations populaires...
Les créatures de la nuit évoquées dans ce blog vous surprendront peut-être, car elles ne ressemblent pas beaucoup au comte Dracula, qui n'est lui-même qu'une pâle copie, bien qu'il incarne aujourd'hui l'archétype du vampire aux yeux du grand public. En effet, le vampire, après avoir subi de multiples transformations dans les croyances populaires, a été marqué d'une nouvelle métamorphose quand la littérature, puis le cinéma, se sont emparés de lui. Votre vision moderne du vampire est justement celle imposée, tout particulièrement, par le cinéma. Il vous faudra vous rendre à l'évidence : le vampire qui vous semble si familier vous est en réalité pratiquement inconnu, tant les idées fausses et les stéréotypes ont la vie dure. Car il faut bien comprendre qu'il y a deux vampires distincts : le vampire traditionnel issu de croyances très anciennes, et le vampire moderne forgé par lé littérature et surtout le cinéma. Et ces deux vampires n'ont pas grand chose à avoir l'un avec l'autre.
Bien que nous traitions ici de tous les aspects des vampires et du vampirisme, c'est surtout le vampire originel, revenu à sa forme brute et archaïque, que nous voulons présenter. Ce vampire-là nous est devenu étranger : il ne se transforme pas en chauve-souris, ne suce pas toujours le sang des vivants, ou au contraire ne se contente pas de cela. Il n'est pas non plus un bel aristocrate au charme ténébreux, et n'est pas nécessairement mort, mais parfois bien vivant. Malgré une légende tenace inventée par l'écrivain Bram Stocker pour son "Dracula", le vampire a une ombre et un reflet, il ne craint que très rarement les objets du culte chrétien, il n'a pas de pouvoir particulier sur les animaux, et peut parfaitement entrer dans une maison sans y avoir été invité.
Autant dire qu'il va vous falloir renoncer à cette image simpliste du cadavre ambulant sorti de sa tombe pour sucer le sang de jeunes vierges.
Bien sûr, le plus souvient, le vampire est un mort vivant (ou plus exactement un "non-mort"), mais son rapport à la mort est plus complexe qu'il y paraît de prime abord.
Nous voulons vous présenter le vrai visage du vampire, dans tous ses états, à travers ce blog...
Alors, si vous le voulez bien, ouvrons toutes grandes les portes des Ténèbres et pénétrons dans la nuit abyssale du sépulcre...

# Posté le samedi 23 mai 2009 16:51

Modifié le lundi 01 juin 2009 16:26

# Posté le samedi 23 mai 2009 16:52

Modifié le lundi 01 juin 2009 17:02

My World... Les Miens... Sortez, Sortez donc de votre Antre... Sortez donc de l'Ombre... Et rejoignez-nous... Nous devons nous réunir... Réunissons-nous donc ! Tel que Lestat le Vampire le demande sur cette chanson "Forsaken"...que vous trouverez ci-dessous ! ; Je veux que nous nous réunissions tous !

My World... Les Miens... Sortez, Sortez donc de votre Antre... Sortez donc de l'Ombre... Et rejoignez-nous... Nous devons nous réunir... Réunissons-nous donc ! Tel que Lestat le Vampire le demande sur cette chanson "Forsaken"...que vous trouverez ci-dessous ! ; Je veux que nous nous réunissions tous !
Vampire Lestat - Forsaken : lyrics


I'm over it
You see I'm falling in the vast abyss
Clouded by memories of the past
At last I see

[Pre1]
I hear it fading, I can't speak it
Or else you will dig my grave
You feel them finding, always whining
Take my hand now be alive

[Chorus]
You see I cannot be forsaken
Because I'm not the only one
We walk amongst you feeding, raping
Must we hide from everyone?

I'm over it
Why can't we be together embrace it?
Sleeping so long taking off the mask
At last I see

[Pre2]
My fear is fading, I can't speak it
Or else you will dig my grave
You feel them finding, always whining
Take my hand now be alïve

[Chorus x 2]

Everyone
Everyone

# Posté le samedi 23 mai 2009 16:53

Modifié le dimanche 07 juin 2009 04:32

My World, there's a different World...

My World, there's a different World...
Vampire Lestat - Forsaken (romana) : lyrics


Sunt depasit
Ma vezi ca ma prabusesc in cel mai vast abis
Intunecat de amintiri ale trecutului
In sfarsit le vad...

Il aud indepartandu`se, nu`i pot vorbi
De altfel imi vei construi mormantul
Ii simti cautand, mereu gemand
Tine`ma de mana, simte`te viu acum

Vezi bine nu pot fi parasit
Pentru ca nu sunt singurul
Noi ne plimbam in jurul vostru, hranindu`ne, violand
Chiar trebuie sa ne ascundem de toti?..

Sunt depasit
De ce nu putem fi impreuna imbratisandu`ne
Dormind atat de mult, dand jos masca
In sfarsit vad

Frica mea se indeparteaza nu`i pot vb
De altfel imi vei construi mormantul
Ii simti cautand, mereu gemand
Tine`ma de mana, simte`te viu acum

Vezi bine nu pot fi parasit
Pentru ca nu sunt singurul
Noi ne plimbam in jurul vostru, hranindu`ne, violand
Chiar trebuie sa ne ascundem de toti?..

Vezi bine nu pot fi parasit
Pentru ca nu sunt singurul
Noi ne plimbam in jurul vostru, hranindu`ne, violand
Chiar trebuie sa ne ascundem de toti?..

De toti...
De totï...

# Posté le samedi 23 mai 2009 16:54

Modifié le samedi 06 juin 2009 18:46